Suis déménagée

Posted in Uncategorized on 22 septembre 2016 by Charlotte

Bon, ça fait un boutt. Mais cest ça. 

Suis ici:
http://www.tumbex.com/tumblr/esss-p/text

Si ça te le dit. 

❤ 

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Je suis encore là

Posted in Moi on 8 avril 2016 by Charlotte

Assise sur le sofa. Le même sofa. Avec la même peine. La même affaire que je sais pas quoi faire avec. Je sais pas. Je faisais un p’tit bilan aujourd’hui pis y’avait crissement rien d’intéressant dans ma vie qui roulait sur ma liste. C’était pas mal toutt du bord du « Fuck toutt » pis ma colonne de « So fuckin’ happy to be » criait son désespoir à grand coup de vide infini et triste et même gris.

J’étais en voiture. J’étais à me demander ce que je faisais de ma vie, là présentement. Ou en général, même. Depuis le début, en fait. J’ai aucune ostie d’idée d’oussé que je m’en vais. Aucune. Zéro. Tsé, l’odeur du rien? C’est un constat difficile et épeurant. J’ai jamais vraiment eu aucune volonté de rien. J’ai jamais eu vraiment aucune envie de rien. Je me suis pas mal laissée porter sur la vague de ma vie, me disant que l’héritage psychologique familial me rattraperait ben un m’ment d’nné. Ben c’est ça. C’est là.

Je sais pas ce qui va pas avec moi. Je le sais pas. Mais je le sens, dans mon cerveau, le p’tit quelque chose qui cloche, le p’tit grain dans l’engrenage qui empêche de rouler mes affaires de vie comme du monde. Tsé mon propre bâton que je me câlisse dans roue? Oui, lui là. Je le sais qu’il est là. Je le sens pareil qu’un grain de blé d’Inde pogné dans une craque de dents. J’te dis.

Je sais pas pourquoi c’est de même. Je sais pas pourquoi personne s’est jamais aperçu de ça avant. Là, je vis une espèce de phobie sociale. Une espèce d’anxiété de marde généralisée. J’arrive à peine à sortir de chez nous pis quand je mets le pied dehors, c’est en me disant que je reviendrai don’ bientôt, crains pas ma noère, tu vas y r’venir à ton sofa pis ta doudou. J’ai peur. J’ai peur du regard des gens. J’ai peur d’oublier des affaires. Oui j’oublie des affaires. Des mots des fois, des rendez-vous, des feuilles dans l’agenda de mon gars, des signatures. Ma tête.

Je suis allée voir mon docteur ya un mois et demi. Je lui ai raconté les derniers mois pis j’avais envie de supplier sans avoir l’air de pour qu’elle me donne une p’tite pilule pour guérir mon mal parce que là, j’en peux juste pu. Je sais pas comment dealer avec tout ça. TOUTT ÇA CÂLISSE COMPRENDS-TU??? Je sais pas. J’ai un trop plein de bras pis de coeur pleins pis je sais pas quoi faire. Ça déborde pis ça coule pis ça glisse pis ça pisse. Je me sens prise la tête dans un quelque chose qui tourne. Je veux juste me coucher dans mon lit pour toute la vie. TOUTE MA FUCKIN’ CRISSE DE VIE. Comprends-tu? Elle m’a pas donné de p’tite pilule. Elle m’a prescrit des examens du sang pour voir si c’est pas la fuckin’ thyroïde encore. Pis elle m’a ajusté ma prescription en disant de repasser une prise de sang dans deux mois et de revenir la voir. T’sé, pour que si jamais ça pas faitt, le Synthroïde, ben elle là elle va me prescrire de quoi pour que je vois que y’a du bonheur dans vie. Parce que là..

Je sais pas si, rendu là, c’est réchappable. Je sais pas si ça vaut la peine. Je songe à l’idée de juste me laisser voguer sur l’air du temps en me déplugant émotionnellement de toutt. Faire barrage. Faire naufrage. Noyage. Dire oui, pis dire non, pis faire, pis dormir, pis des fois me laver. Pis des fois sourire, quand mon p’tit va être trop beau d’amour de toute la perfection dont il est capable. Je le regarde pis j’ai envie de pleurer des fois. Parce que je suis désolée pour l’héritage, t’sé. Je suis désolée pour les deux. Mais je me dis que c’est la moitié pis que l’autre côté va peut-être embarquer plus fort pis ils vont être à l’abri de la vie sèche et plate et sans goût.

J’aimerais que tu comprennes. J’ai pas de douleur vraiment. J’ai pas mal. Je suis juste vide. Je suis juste une coquille que y’a rien dedans. Que je sais pas quoi mettre parce que je me sens dans rien. J’ai pas mal. J’ai juste rien en-dedans. Comprends-tu?

Se perdre, encore (ou en continu)

Posted in Uncategorized on 6 février 2016 by Charlotte

Je suis là, sur le sofa. L’envisager, ma vie, autrement, y’aurait de la légèreté. De mon émotion, de mon corps, de ma raison. Y’aurait du sourire et des serrement de bonheur en dedans. 

Y’aurait ben des affaires. Mais pas grand chose de ce qu’y’a en ce moment.

Table rase. Table propre. Mon dedans propre. Mon moi propre.

Je me sens comme une affaire trop lourde.

Y’aurait de la légèreté.

Ma peine d’une étoile qui a filé trop loin, trop vite..

Posted in Dans mes mots on 11 août 2014 by Charlotte

Je vois partout des gens dire ou écrire que quand t’es triste, faut parler à quelqu’un, voir un psy, pas rester seul avec ta peine etcc. L’affaire, en tout cas pour moi ça a été ça, c’est que quand t’es triste, en dépression, dans le noir pis qui fait frette, t’as pas vraiment envie de parler à du monde, nécessairement. T’as pas envie de déranger. T’as pas envie qu’on te voit comme ça. T’as pas envie de voir des faces qui ont pitié, ou qui savent pas quoi te dire ou qui sont maladroites ou qui pensent que t’as juste à te botter le cul pis prendre su’ toé. T’as pas envie de perdre des amis, parce que t’es plate, t’es négatif, t’as rien de drôle à dire pis tu te laves pu. Tu te sens comme une marde, t’es certain que tu sens la marde pis que tout l’monde va sentir ton odeur de marde. Des fois, c’est difficile de tendre la main pour demander de l’aide, parce que tu penses qu’il n’y a pas d’aide disponible pour TOI. Des fois, tu penses que tu vaux pas la peine et tu te demandes sincèrement quessé tu fous là.

J’ai la chance d’avoir quelques magnifiques amies qui ont été là pour moi, sans rien demander, qui m’ont juste fait sentir qu’elles étaient là, avec amour et sans jugement, qu’elles se souciaient de moi et que si j’avais besoin, elles étaient là. Peux-tu t’imaginer à quel point je me sens aimée, aujourd’hui? (Merci tellement.) Mais non, j’ai pas ben ben demandé, pis oui, je me suis refermée sur moi un peu (bcp). Parce que je suis de même. Puis j’ai senti le besoin de parler à des gens que je connaissais pas vraiment, un moment donné, sans leur dire que j’étais en dépression. Juste pour me sentir « normale » un peu, comme avant. Avec eux, j’étais telle que je me sentais, négative, heureuse, créative, fâchée, selon l’humeur du moment. J’avais besoin du regard « d’inconnus » sur moi pour revenir dans le monde social. J’avais l’impression d’avoir perdu mes skills d’humaine qui sait vivre en société. Ils m’ont aidée aussi, à leur façon, en sachant rien vraiment de moi, parce qu’avec eux, je me permettais de pas faire semblant d’être heureuse et de trouver belle la vie, ça les blessait pas que je sois décalisse et ils ne posaient pas de questions. Pis tsé, un moment donné, j’ai senti peu à peu la chaleur des gens que j’aime venir me réchauffer. Pis j’avais envie de les voir et d’être avec eux, d’un coup, un peu.

C’est juste que c’est toi qui doit décider si tu reviens ou pas. Personne ne peut sauver personne. Aussi, se blâmer pour le choix de quelqu’un d’autre, c’est inutile. On sait pas ce qui se passe dans la tête des gens. On sait pas. Aimez-les. Faites juste les aimer, vos humains. Ben ben fort. C’est tout ce qu’il y a à faire vraiment.

Esti que je suis triste. Le suicide, c’est pas la solution, je le sais. En même temps, je comprends un peu le grand froid qui peut te serrer dans ses bras et qui semble réconfortant. Je suis triste, en ce moment. Mais ma vie est belle, maintenant.

RIP Robin Williams.

Format

Posted in Dans mes mots on 4 avril 2014 by Charlotte

Parfois, tu viens pas dans le bon format. Ta tête est parfaite. Ton cœur aussi. Ton rire c’est une musique. Ta pensée un paradis.

Ton corps est trop lourd de tout et ça fittera pas.

Pis tu vois l’autre qui dit que non c’est pas grave pis qu’on essaie pareil. Pis qu’il n’a pas l’habitude pis que tsé t’es tellement jolie.

Mais le corps c’est pas le bon format. C’est pas méchant. C’est l’habitude.

Apprécier l’honnêteté. Mais ne pas vouloir continuer. Parce qu’au final, tu n’es pas un truc à l’essai. Tu n’es pas un objet auquel il faut s’habituer. Une décoration de plus dans un salon trop chargé.

Je suis parfaite. Mais je ne suis pas livrée dans le bon format.

Je suis parfaite. Mais ça ne fonctionnera pas. Je lui ai fabriqué un bel Au revoir, de ceux que je suis si bonne à distribuer.

Pis je vais juste prendre la porte et la refermer.

L’affaire avec la dépression…

Posted in Moi on 26 février 2014 by Charlotte

C’est que tu ne sais plus vraiment quand tu ne l’es plus, en dépression. C’est que tu ne sais pas exactement quand ça a débuté. Mais tu te rappelles du moment où tu as réalisé que tu l’étais. Ce matin-là, quand tu t’es réveillée et que tu as ouvert les yeux pour regarder le plafond, encore. Et que tu as eu le goût de ne rien faire. Pour le reste de ta vie. Où tout a perdu sa saveur. Y’avait juste un grand gout de « rien » dans ta bouche et dans ton coeur. C’était pénible. Tu as senti un poids, un poids lourd sur ta poitrine. Tu t’es rappelée de plein d’affaires que tu aimais avant. Mais que là, ça te tente pu. Tu t’es dit: Ok, c’est beau. Je suis en dépression, je l’accepte là. C’est pour de vrai. Face it!

L’affaire avec la dépression, c’est que tu finis par t’identifier à ça. Qu’on dirait que tu deviens juste une personne en dépression. Tu es une personne dépressive. Et quand tu vis quelque chose de soudainement le fun et que tu te surprends à sourire… tu te dis Eille wô.. chu en dépression moi là. Pis tu sais pu quel air donner à ta face, d’un coup.

L’affaire avec la dépression, c’est qu’on dirait que j’ai oublié la personne que j’étais avant ça. Je me regarde le comportement, je sourcille à certaines pensées négatives. Je commence à avoir l’impression que ce n’est pas moi, cette personne qui n’aime rien. Qui est négative. Qui n’est pas énergique. Qui n’a envie de rien. Qui déteste l’humain… Je déteste les gens, depuis plusieurs mois. Je les juge selon comment ils font leur stop ou s’ils dépassent la ligne d’arrêt à une lumière rouge. C’est pas moi ça..

Je commence à avoir envie d’un projet. D’un but. De rencontres avec des amis. J’avais envie de rien. J’avais surtout pas envie de voir des gens. Je me suis isolée. Je me tenais informée et socialisée par le biais de Facebook. Ça me permettait de « parler » à du monde tout en étant dans ma bulle et m’assurant que personne n’y entrait. J’étais ben. J’étais confortable. Dans mes sweat-pants pis ma veste à capuchon. Derrière mon écran. Des téléséries à la pochetée, trop regardées, trop rapidement, me rappelle pu de rien de ce que j’ai vu. Là, je commence à sentir le goût de sortir. De vivre. D’être heureuse. Sentir de l’air frais. Voir des arbres. Marcher. Le goût de vivre là, tsé.

Parlant de goût de vivre, j’ai jamais eu envie de me tuer. Mais je me suis posée la question à savoir ce que je faisais ici. C’était quoi le but de tout ça. Me dire que j’apportais pas grand chose à cette vie et que finalement, morte ou vivante, c’était pas mal pareil. Mais j’avais mes enfants. Mes deux merveilles. Mes trésors. Et juste ça, ça me disait que ça valait la peine. Pour eux autres. Je les ai apportés ici. Je les ai mis au monde. Je ne peux pas juste les abandonner là. C’est ça que je me disais. En même temps que jamais, l’idée de me suicider ne m’est venue. Je n’ai aucune idée de comment on organiser ça un suicide. Je n’ai aucune idée de ce que j’aurais pu faire et je n’avais surtout aucune envie de penser ou d’organiser ça.

Quelque part, ma vie ne me servait à rien, me semblait-il, et en même temps, elle était sacrée.

Quelque part en moi devait résider un espoir. Quelque part en moi, il devait y avoir une petite voix qui disait que ça s’arrangerait.

Je n’ai pas pris de médication. Je suis allée consulter ma psy. J’ai identifié certaines problématiques dans ma vie qui pouvaient faire en sorte que je me sente déprimée et qui ne m’apportaient pas de bonheur vraiment.

On dirait que juste d’être conscient de ces petites choses là, ça aide à te donner le goût de te redresser, tranquillement.

Là, je sais pas si je suis en dépression encore. Je suis debout. J’ai les yeux ouverts. J’ai envie de tenir mon dos droit. D’affronter les choses une à une, tranquillement, avec le sourire. Me dire que ça va bien aller. J’ai envie d’aimer le monde et trouver que la vie est belle en crisse. J’ai envie.

L’affaire avec la dépression, c’est que là, chu tannée pis j’en veux pu dans ma vie de c’te cochonnerie-là.

I’m done with you… Thanks for everything.

Variation d’émotions

Posted in Les H de ma vie, Moi, Toi (pas encore là) on 4 février 2012 by Charlotte

Je comprends pas leur application, leur talent immense pour passer d’une émotion à une autre, d’un sentiment à un autre.

Pourquoi dès que je les sens près de moi, dès que le coeur is involved, dès qu’on se sent bien, il faut du recul, il faut un soir pour se « reposer », pour réfléchir. Pour s’éloigner. Le lendemain, c’est revenu à la normale.

Je me laisse dériver un peu dans les sentiments que j’ai. Parce que je sens la réciprocité. Mais être capable aussi facilement d’être proche et après d’être loin, j’en suis incapable.

Je ne veux pas être de ces personnes qui ont le coeur froid. Qui ne s’impliquent pas. Qui n’y croient plus.

Mais je suis tannée de me ramasser les morceaux brisés tombés.

Tannée que moi je sois capable de me laisser aller dans ces vagues de bonheur et de bien-être, mais qu’eux, ils soient capables de s’en déloger si facilement.

Ya tu qqun pour nager là-dedans avec moi ? Yé où?

Tannée…